L'ACCOMPAGNEMENT DES PERSONNES ENDEUILLÉES ET EN TRANSITION DE VIE

L’expression "faire son deuil" invite à tourner la page. Dans notre société, le chagrin se cache et la mort doit être la plus invisible possible. On n'en parle pas, on n'ose pas et on ne sait pas en parler.  Or, enfouir un deuil est malsain, pour continuer à vivre et à s'épanouir, il faut passer par un temps essentiel de deuil qui peut s'avérer plus ou moins long et complexe. 
Un chagrin d'amour, une période de chômage, un accident... quand cela nous arrive nous pensons que nous n'allons pas pouvoir nous en sortir, mais cela peut être moins pénible qu'on se l'imagine. À cause de bais psychologiques nous avons tendance à surestimer la difficulté, mais c'est oublier nous possédons bien plus de potentiels que nous le pensons!

Chaque deuil est unique. Chacun vit ces moments avec plus ou moins d’intensité. Cela dépend de l'histoire personnelle, du moment de la vie où la perte survient,  de l'importance de l'attachement, des circonstances, etc. On suit un processus jalonné de plusieurs étapes :
  • le choc = la perte brutale du lien ;
  • la fuite du choc = la suractivité pour fuir la réalité ;
  • la destructuration = la conscience très pénible qu'il n'y a pas de retour en arrière possible ;
  • ​la restructuration = la naissance d'un nouvel équilibre.
​Un besoin essentiel est d'être écouté, de se sentir reconnu dans l'intensité de son chagrin, de son sentiment de solitude, de ses peurs, voire de sa colère. Ce qui est sûr c'est qu'il va y avoir des changements. Le processus peut être aidé par un travail de deuil, la pratique de l'autocompassion, la recherhe de ressources personnelles et l'utilisation de techniques psychocorporelles de bien-être.  Définir avec clarté ce que peut être votre nouvelle vie suite à ses événements, va vous permettre de la créer pas àpas en vous appuyant sur vos capacités que souvant vous mésestimez.

Repérer les rayons de soleil dans un champ de ruines est l'une des clés de la résilience.     Florence Servan-Schreiber